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Vendredi 17 avril 2026 – sortie  »vers le Boischaut » : 38 personnes se sont retrouvées pour les visites de Chateaufer et Drevant

Le domaine de Chateaufer, près de Bruère-Allichamps est notre première étape. Ce site atypique mêle patrimoine historique et innovation écologique. Le domaine associe une architecture classique (le château et ses communs) à une ferme agroécologique moderne. L’objectif des propriétaires est de faire renaître ce patrimoine tout en développant une agriculture durable (maraîchage bio-intensif).

Cette visite est très appréciée par son originalité et aussi par le fait que la propriétaire, Madame Martin-Min qui est notre cicerone, montre combien l’architecture italienne est présente à Chateaufer et comment un monument historique peut redevenir un lieu de production et de vie.

Le déjeuner, à St Amand, au Noirlac, près du lac de Virlay, permet de faire une pause- déjeuner sous le signe de la convivialité et les transats, au soleil nous offrent un moment de détente privilégié.

Autrefois connu sous le nom de Derventum (dont le nom viendrait du gaulois Dervo qui signifie chêne) et edifiée à partir du 1er siècle après J-C, l’agglomération est située sur la voie romaine Genabum-Augustonemetum (Orléans – Clermont Ferrand). Elle comporte des monuments utilisés très certainement lors de rassemblements ou de pélerinages.

Le village actuel de Drevant a hérité d’un patrimoine gallo-romain imposant, un joyau archéologique. Le choc visuel est immédiat lorsque l’on découvre le théâtre, immense hémicycle de pierre de 85 m de diamètre qui pouvait accueillir jusqu’à 5000 personnes. Avec un peu d’imagination et les explications fournies de Y. Roussilot, notre guide, nous percevons presque les cris de la foule, lors des combats ou des représentions théâtrales.

En poursuivant notre visite, nous découvrons les thermes actuellement recouverts mais dont les fouilles ont révélé des systèmes de chauffage par le sol très performants (hypocauste). Les notables gallo-romains s’y retrouvaient pour discuter politique ou commerce tout en profitant des bienfaits de l’eau.

Un peu plus loin, le sanctuaire, lieu de culte dès l’époque gauloise , est surtout visible au sol. Vaste enceinte à l’intérieur de laquelle se trouve le fanum (petit temple), une cella (lieu où se trouve la divinité) et une galerie périphérique.

Pour illustrer cette visite, deux petits musées rassemblent des objets et des tableaux expliquant la vie à l’époque des gallo-romains mais aussi la culture de la vigne et la production de vin qui fut importante dans cette région. Pour clôturer cette journée, un vigneron de Vesdun, Vincent Chauvelot, présente l’histoire du vin dans le Berry , et nous propose à la dégustation en particulier des vins gris et rouges issus du genouillet, cépage très répandu dans le Berry jusqu’à la fin du XIX ème siècle, disparu avec la crise du phylloxera. En 1990, deux pieds sont retrouvés près d’Issoudun. 20 ans après, ce cépage est enfin classé en 2011. Il pratique une agriculture biologique, utilise le calendrier lunaire, récolte à la main et vinifie naturellement.

Une journée emplie de soleil, sous un ciel intensément bleu, une journée riche en découvertes, en bref une journée à marquer d’une pierre blanche.

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